Justine et la pierre de feu

Théâtre d’objets et d’ombres d’après l’album éponyme de Marcus Pfister | édité aux Editions Nord-Sud

Création et mise en scène par la Compagnie 800 Litres de paille

Spectacle Jeune Public à partir de 3 ans.

Créé pour deux comédiens par et avec Valentin Clerc, Léa Masson et Lucas Rogler
Durée estimée à 40 minutes.
Création mai 2019

Production 800 Litres de paille.

Avec le soutien de la Fédération des Foyers Ruraux de Côte d’Or

Remerciements : La famille Masson

AVANT PROPOS

Synopsis - Justine, une petite souris, vit sur une île au milieu de l’océan. Un jour, elle découvre une pierre de feu, brillante et chaude, qui l’aide à passer les longs hivers de l’île. Ses amis veulent eux aussi posséder un si beau trésor. Barnabé, la plus vieille des souris, les met en garde : prendre les pierres de feu sans rien donner en retour est dangereux. “À partir de là, l’histoire peut bien finir... ou mal tourner...”. Soit les souris creusent et remplacent les pierres de feu qu’elles prennent par des pierres de même taille décorées par leurs soins, leur permettant ainsi de vivre heureuses, soit elles s’emparent sans vergogne de toutes les pierres qu’elles peuvent trouver, fragilisant leur île qui finit par s’effondrer. Seuls demeurent Justine et Barnabé décorant un galet pour l’offrir à la terre, en remerciement de la première pierre de feu. 

NOTE D'INTENTION

Un retour à l’enfance - Justine et la pierre de feu est un spectacle jeune public, issu de l’envie des membres de la compagnie de revenir à cette période inénarrable de l’enfance ; de replonger dans les premiers frissons que sont la peur, le rire, la joie et la tristesse, mais aussi les premiers frissons de spectateur. Il vient de la volonté de raconter des histoires aux enfants et de les initier à un monde : celui de la scène, c’est-à-dire celui de tous les possibles.
L’occasion nous est donnée de convoquer des souvenirs de notre propre enfance, d’en créer de nouveaux et d’inciter ceux du public à émerger. Tout ceci afin de voir avec un œil neuf cette partie importante de notre vie qu’est l’enfance, de se rendre compte de ce qui a été véritablement important et de s’en servir pour tenter d’exister le temps d’un spectacle. Aussi, faire rêver comme d’autres nous ont fait rêver.


Un choix, une conséquence - Le choix de l’histoire, au-delà de l’attachement sentimental, s’est porté par le message de respect et de devoir envers notre lieu de vie. Par là, nous espérons planter une petite graine de conscience écologique dans l’esprit des adultes futurs afin de la voir fleurir un jour. Ainsi, puisque tout choix a une conséquence, nous le laissons aux spectateurs afin de déterminer la fin du spectacle.

La fin du drame initial a, cependant, été préservé, malgré son caractère terrible, afin de ne pas présenter une histoire linéaire, voire naïve, aux jeunes spectateurs. Toutefois, là où un album peut être lu et expliqué par l’un ou l’autre parent, (lequel peut être amené à devoir rassurer), un spectacle, lui, ne peut être explicatif. C’est avec cette réalité en tête que nous avons trouvé des moyens de préserver la sécurité émotionnelle de nos spectateurs, notamment par la rencontre post-spectacle à laquelle nous tenons déjà beaucoup sur les autres créations de la compagnie.


Une forme facilement transportable - Manipulé par deux comédiens, ce spectacle tient une forme facilement transportable, en adéquation avec l’un des objectifs de la compagnie : créer des spectacles adaptables à un maximum de lieux différents. Ainsi, la voie du théâtre d’objets et de marionnettes semblait toute indiquée, non seulement pour la qualité plastique (apte à captiver un jeune public) mais aussi par sa capacité à faire entrer le spectateur dans un imaginaire vaste, la diversité étant fournie par la multitude des ‘’formes’’ émergeant devant le public. Nous voulions pouvoir jouer au plus près des enfants, créer une zone qu’ils puissent s’approprier tout en étant transportés ailleurs. Leur montrer une facette du monde du spectacle : l’intime. Nous voulons aussi donner aux enfants la possibilité de créer, fabriquer, bricoler, en ayant un imaginaire sur lequel s’appuyer. La représentation ouvrant la voie à une rencontre, des ateliers et une découverte de l’art théâtral.