le mariage forcé

Une pièce de Molière mise en scène par la Compagnie 800 Litres de paille

Spectacle tout public pour la salle ou l'espace public.

Avec : Valentin CLERC, Jonathan DELEGLISE, Lucas ROGLER
Durée estimée à 1h.
Création décembre 2017
Ce projet a reçu le soutien de l’Association des Foyers Ruraux de Côte d’Or.

© Crédits photographie Antonin CHARBOUILLOT

AVANT PROPOS

Initialement, Le Mariage Forcé, est une comédie-ballet de Molière coécrite avec Jean-Baptiste Lully, dans laquelle les deux auteurs font une satire des mœurs de leur temps. Écrite une première fois en 1664, puis une seconde en 1668 (Molière s’étant fâché avec Lully), l’œuvre s’inscrit dans la lignée des comédies de mœurs que sont Les Précieuses Ridicules (1659), Sganarelle ou le Cocu imaginaire (1661), L’Ecole des Maris (1662) et L’Ecole des Femmes (1663).

Synopsis - Sganarelle, proche de la cinquantaine, désire épouser la jeune et fougueuse Dorimène, dans la but de la posséder et d’avoir une progéniture. Cependant, il désenchante au moment où il s’aperçoit que sa dulcinée est assoiffée de liberté et de vanité.

NOTE D'INTENTION

Pourquoi cette pièce ? Monter Le Mariage Forcé né d’un désir de trois artistes d’approcher l’essence même de l’œuvre de Molière à travers une pièce courte et rythmée par l’urgence de la farce. C’est aussi vouloir mettre en avant la satire, toujours d’actualité, et tenter de peindre le portrait des différentes hypocrisies auxquelles nous sommes confrontés dans notre quotidien. Doctrines philosophiques et patriarcat sont les chevaux de bataille de l’auteur, qui nous livre ici une moquerie jouissive et pleine d’enseignements.


Du vice à la vertu - Le théâtre de Molière n’est autre que celui de la vérité. Il dépeint grossièrement l’humanité pour mettre en lumière nos mœurs et nos vices les plus profonds. Nul besoin d’artifice, tout est dans le texte qui se suffit à lui-même. Celui-ci pousse l’acteur à se connaître lui-même, à se surpasser pour atteindre une rare virtuosité. Ainsi, il suffit d’une scénographie la plus minimaliste possible et d’un travail sur la langue poussé à l’extrême pour que s’exprime toute une vision du monde.

Pourquoi cette mise en scène ? Jouer dix personnages à trois comédiens, c’est prendre le parti de laisser jaillir une fantaisie absurde et déjantée. Ce dispositif à trois revisite totalement l’oeuvre de Molière et offre une mise en scène où le public se retrouve devant, derrière, à gauche, à droite et, inévitablement, avec les comédiens, au centre de la farce. Cette proximité physique, qui nous paraît indispensable au “dépoussiérage” de l’oeuvre, permet alors une interaction directe avec le public afin de capter le moment présent et de le sublimer par des improvisations, qui offrent au spectateur une représentation chaque fois unique.